Se libérer du passé

model-2373324_1920.jpg

Qui ne s’est jamais senti prisonnier de son passé ?

Le passé, nos souvenirs, nos illusions et les émotions qui les accompagnent parasitent notre présent et ne nous permettent pas de voir sereinement notre futur. J’irais plus loin en disant qu’ils nous empêchent de vivre un futur heureux. C’est comme un blocage, une résistance au bonheur et à la libération. Et si nous décidions de faire la paix avec notre passé pour se libérer ?

woman-2696408_1920

La paix avec nous-mêmes 

Pour trouver la voie et s’ouvrir à l’avenir il faut faire la paix avec son passé. Cela peut se traduire par le fait de laisser les choses et les personnes qui nous emprisonnent derrière nous. Jean Louis Monestès a dit « Nos souvenirs nous attirent vers le passé, mais notre vie se passe maintenant ».

Tout les états émotionnels et mentaux négatifs sont des véritables poisons mentaux qui agressent le corps et l’esprit pour enfin prendre le contrôle de nous-mêmes et nous détruire à petit feu.  Pour se libérer de cet état il faut reprendre progressivement le contrôle de soi-même, de son mental et de ses émotions.

boy-447701_1920.jpg

Comprendre son passé pour se tourner sereinement vers l’avenir et avancer dans l’existence

Laurent Gounelle a dit « Tourne la page. Tes actes passés ne t’appartiennent plus. Seul compte ce que tu fais aujourd’hui. » Pourquoi certaines personnes ont du mal à laisser derrière elles les souffrances du passé ? Si une situation nous fait souffrir pourquoi s’attarder et stagner en place ? Cela peut venir de notre passé, enfance, adolescence, notre histoire personnelle familiale, amoureuse.

swing-1218654_1920

Guérir des blessures familiales

Parfois il faut mettre le doigt là ou ça fait mal. L’étude de son histoire personnelle peut nous faire prendre conscience de nos failles, des blessures de l’enfance qui nous parasitent, et rompre le cercle vicieux des répétitions toxiques. C’est seulement de cette façon que nous pouvons reprendre possession de notre libre arbitre.

En effet, nous avons tendance à répeter un schéma de l’enfance. Par exemple un enfant qui a été abandonné par un de ses parents cherchera l’abandon dans sa vie amoureuse. Cela est à double tranchant car d’un côté la personne abandonnée par le passé aura également peur de cet abandon mais de l’autre côté recherchera cet effet pour se prouver que c’est la seule chose qu’elle mérite.

woman-1517067_1920

Les cinq blessures du passé les plus courantes

Les cinq blessures du passé les plus courantes qui peuvent intervenir à chaque moment de notre existence et qui ne nous permettent pas d’avancer sont : l’abandon, le rejet, l’humiliation, la trahison, l’injustice. Ce sont des blessures tellement puissantes qu’elles peuvent nous paralyser et nous empêcher de vivre un long moment et même toute une vie.

girl-2940655_1920

Comment s’en sortir ?

Nous pouvons nous aider avec des psychanalystes, des psychologues, des psychiatres mais le chemin reste et restera à faire soi-même. La décision de faire ce chemin doit être vraiment voulue et ferme. En décidant d’aller de l’avant nous décidons d’aller vers la construction d’une existence riche et pleine de sens.

Tout d’abord il faut effectuer un travail d’acceptation. Si nous fuyons ces souvenirs en se disant que nous allons penser à autre chose ou se divertir nous allons y mettre encore plus d’importance, ou pire, nous allons les enfuir dans notre inconscient ce qui aura pour effet de nous faire commettre des erreurs et à s’enfermer toujours dans les mêmes schémas. Cette démarche d’acceptation des souvenirs nous permet tout d’abord de mettre le doigt sur nos failles, d’avoir pleinement conscience de ce qui cloche et de s’engager dans des nouvelles actions à l’origine des nouveaux souvenirs qui diminueront la portée douloureuse des anciens.

Guy Corneau a dit que « la vie se charge de nous remettre face à nous mêmes ». J’aurais tendance à dire que la vie se charge de nous remettre face à notre sentiment de défaite en nous engouffrant toujours dans les mêmes impasses. Ce signal d’alarme nous invite à reconsidérer nos choix. A ce moment là au lieu de céder à la tentation de l’auto-dévalorisation il faut accepter nos défaites et nos erreurs et décider d’aller de l’avant. Les erreurs ne démontrent pas notre nullité mais nous permettent de se réveiller. Face à nous mêmes nous aurions tendance à détruire le personnage que nous nous sommes construits et qui nous étouffe. Nous nous plaçons dans la position de la « victime ». Mais ce qui nous étouffe, ce qui étouffe la « victime », c’est la peur, la peur de se tromper, de décevoir, de ne pas être aimé, de ne pas être à la hauteur, de manquer, du ridicule. La « victime » a également des besoins à assouvir comme le besoin d’être approuvé, de posséder, de ne pas déplaire, d’être choisi.

Pour s’en sortir il faut rompre avec ce « fonctionnement de victime », opérer un retour sur soi, pour considérer avec bienveillance les blessures du passé, par exemple l’abandon d’un parent, la désillusion ou la déception amoureuse. Il faut essayer de comprendre comment elles nous ont conduits à endosser un rôle qui ne nous correspond pas et tenter de renouer avec notre individualité profonde. Le bonheur ne doit pas être bloqué par la souffrance de notre passé. Il faut se débarrasser du poids du passé et ouvrir une nouvelle page ou nous décidons d’être heureux. Mais également accepter ce que nous ne pouvons pas changer.

Nous pouvons également considérer que le passé n’est pas forcement un poids mais une ressource. Cet élan de conscience peut nous aider à vivre la vie souhaitée et non celle qui nous a été imposée par des barrières inconscientes ou par des prises de décisions maladroites guidées par notre subconscient marqué lui-même par les blessures du passé. Une décision doit être prise en connaissance de cause et tendre vers le bonheur et non la souffrance. Une décision même si elle nous mène vers l’inconnu elle est bonne si elle nous fait sortir des situations qui nous font souffrir.

Certaines personnes n’arrivent pas à prendre cette décision et s’enferment dans une stratégie d’évitement. Elles restent dans une situation inconfortable, ne se confrontent pas à soi et au présent puisque de toute façon ça les dépasse. Cela demande du courage de faire la paix avec son passé et ne pas s’enfermer éternellement dans le même schéma, faire confiance au futur malgré tout le côté incertain qu’il apporte. Mais la lumière est forcement au bout du chemin. En se libérant de ce poids mort nous pouvons enfin vivre le présent et aller de l’avant en cultivant une vraie joie de vivre.

Alors si j’ai un conseil d’amie à te donner ça sera celui-ci : et si en cessant d’être victime d’un temps qui n’existe plus tu devenais l’acteur du seul espace temps qui t’appartient vraiment, le présent, et si tu te laissais la possibilité de cultiver la joie de vivre du présent pour vivre un futur lumineux, tu penses prendre plus de risques que la situation dans laquelle tu es prisonnier ?

balls-1786430_1280

2 réflexions sur “Se libérer du passé

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s