En attendant la venue du Père Noël…

Aujourd’hui de plus en plus de parents s’interrogent sur la nécessité d’entretenir le mythe du Père Noël. Deux camps s’affrontent entre ceux qui ont envie de perpétuer la tradition et ceux qui n’ont pas envie de mentir à leurs enfants.

A chacun son opinion mais n’oublions pas que derrière le mythe du Père Noël ne se cache pas uniquement un vieux monsieur vêtu de rouge à la barbe blanche considéré comme une « invention du marketing ». En effet, cette vision réductrice ne traduit pas la vraie valeur de ce personnage. Laissons-la donc de côté et partons voyager à travers l’histoire plusieurs siècles auparavant pour découvrir réellement qui est le Père Noël.

La véritable histoire du Père Noël

Les origines du Père Noël sont uniques. Il nous faut remonter le temps au IVe siècle et voyager au sud-ouest de la Turquie pour faire la connaissance de Saint Nicolas, l’évêque de Myre. Il s’est rendu célèbre par sa bonté, sa générosité et sa compassion.

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Saint Nicolas naquit vers 250 à Patare, ville de Lycie, qui est une province de l’Asie Mineure. Ses parents lui ont donné une excellente éducation. Son père,  Euphémius, était un homme riche extrêmement pieux et charitable. Sa mère, Anne, était la sœur de Nicolas l’ancien, l’archevêque de Myre. Malheureusement Saint Nicolas a perdu ses parents très jeune à cause de la peste. Il a alors commencé à se défaire des biens que son père et sa mère lui avaient laissés, en nourrissant les pauvres et en offrant des cadeaux aux enfants. Il est notamment devenu connu grâce à une bonne action qui a donné naissance à la légende des trois jeunes filles.

Nicolas avait pour voisin un homme qui, ruiné, ne pouvait marier ses trois filles, faute de dot, ni même de les nourrir. Il envisageait donc de les prostituer afin de récolter l’argent nécessaire à leurs subsistances. Nicolas voulant empêcher cela, décida d’aider les jeunes filles et leur père. Il voulait le faire secrètement et sans être découvert. Ainsi un soir, prenant une bourse remplie de pièces d’or, il est allé la jeter par la fenêtre ouverte de la chambre de son voisin. Il a fait cela trois fois pour chacune de filles. Le père, ayant récolté déjà de l’argent pour marier les deux aînées et voulant savoir qui était son bienfaiteur, veilla pour le découvrir. Ayant reconnu Nicolas, il se jeta à ses pieds reconnut sa culpabilité et fit vœu de pénitence. Saint Nicolas le pria de tenir son action secrète. Mais ses prières furent inutiles, toute la ville en fut informée et le bruit s’en répandit en peu de temps dans toute la province.

Les bonnes actions de Nicolas continuèrent jusqu’à sa mort en 345. Il a d’ailleurs fut immédiatement béatifie et est devenu le saint patron des enfants. Sa fête est célébré le 6 décembre, jour de sa disparition, où l’on prit coutume d’offrir bonbons et cadeaux aux enfants dans des nombreux pays européens.

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Les origines du Père Noël, le vieux barbu vêtu d’un manteau rouge

A partir de 1931 dans une campagne de publicité annuelle, un vieil homme à barbe blanche vêtu du rouge boit du Coca « pour se donner des forces » pendant sa distribution des cadeaux. Le but de cette publicité était d’utiliser le mythe de Père Noël pour inciter les enfants à boire cette boisson en période hivernale où il est moins consommé.

Contrairement à ce que croient certains, ce n’est pas à Coca-Cola que nous devons l’invention du Père Noël barbu et de rouge vêtu. La célèbre marque a juste contribué à populariser davantage le personnage. Comment donc est né la représentation du Père Noël que nous connaissons aujourd’hui ?

Affiche Coca

En 1823, un poème écrit par Clement Clarke MOORE et publié dans le journal « Sentinel » de New York évoque Saint Nicolas. Ce texte parle également des lutins qui distribuent des cadeaux aux enfants par la cheminée et se déplacent dans une carriole tirée par des rennes.

Et voici le fameux poème :

A Visit from St. Nicholas - Clement Clarke Moore, 1779 - 1863

‘Twas the night before Christmas, when all through the house  
Not a creature was stirring, not even a mouse;  
The stockings were hung by the chimney with care,  
In hopes that St. Nicholas soon would be there;  
The children were nestled all snug in their beds,
While visions of sugar-plums danced in their heads;  
And mamma in her ’kerchief, and I in my cap,  
Had just settled our brains for a long winter’s nap,  
When out on the lawn there arose such a clatter,  
I sprang from the bed to see what was the matter.
Away to the window I flew like a flash,  
Tore open the shutters and threw up the sash.  
The moon on the breast of the new-fallen snow  
Gave the lustre of mid-day to objects below,  
When, what to my wondering eyes should appear,
But a miniature sleigh, and eight tiny reindeer,  
With a little old driver, so lively and quick,  
I knew in a moment it must be St. Nick.  
More rapid than eagles his coursers they came,  
And he whistled, and shouted, and called them by name;
“Now, Dasher! now, Dancer! now, Prancer and Vixen!  
On, Comet! on, Cupid! on, Donder and Blitzen!  
To the top of the porch! to the top of the wall!  
Now dash away! dash away! dash away all!”  
As dry leaves that before the wild hurricane fly,
When they meet with an obstacle, mount to the sky;  
So up to the house-top the coursers they flew,  
With the sleigh full of Toys, and St. Nicholas too.  
And then, in a twinkling, I heard on the roof  
The prancing and pawing of each little hoof.
As I drew in my head, and was turning around,  
Down the chimney St. Nicholas came with a bound.  
He was dressed all in fur, from his head to his foot,  
And his clothes were all tarnished with ashes and soot;  
A bundle of Toys he had flung on his back,
And he looked like a pedler just opening his pack.  
His eyes—how they twinkled! his dimples how merry!  
His cheeks were like roses, his nose like a cherry!  
His droll little mouth was drawn up like a bow  
And the beard of his chin was as white as the snow;
The stump of a pipe he held tight in his teeth,  
And the smoke it encircled his head like a wreath;  
He had a broad face and a little round belly,  
That shook when he laughed, like a bowlful of jelly.  
He was chubby and plump, a right jolly old elf,
And I laughed when I saw him, in spite of myself;  
A wink of his eye and a twist of his head,  
Soon gave me to know I had nothing to dread;  
He spoke not a word, but went straight to his work,  
And filled all the stockings; then turned with a jerk,
And laying his finger aside of his nose,  
And giving a nod, up the chimney he rose;  
He sprang to his sleigh, to his team gave a whistle,  
And away they all flew like the down of a thistle,  
But I heard him exclaim, ere he drove out of sight,
“Happy Christmas to all, and to all a good-night.”

A partir de 1863 et pendant 30 ans, « Harper’s Illustrated weekly », le journal New-Yorkais, représenta le Père Noël comme un vieil homme, ventru et jovial, à la barbe blanche, vêtu d’un costume garni de fourrure blanche et portant une large ceinture en cuir, accompagné de rennes.

Le Père Noël, personnage unique à forte symbolique

A mes yeux, le Père Noël est un personnage légendaire et mystérieux qui a traversé les siècles tout en gardant ce caractère magique et surnaturel qui inculque des vraies valeurs et qui symbolise d’une certaine façon tout notre attachement à nos traditions, à nos familles et à nos proches. Nous devrions laisser le droit à nos enfants d’y croire. Chaque enfant a besoin de s’évader en rêvant, à découvrir un monde merveilleux des légendes et des contes. A quoi bon leur enlever ce plaisir et les faire grandir trop vite en les baignant de leur plus jeune âge dans la réalité de ce monde ? N’oublions pas l’importance et la force de l’imagination dans la vie d’un enfant, perpétuons les traditions pour voir des petites étoiles dans ses yeux et pour rendre sa vie magique, il aura tout le temps de grandir et de découvrir par lui-même la réalité de ce monde.

Pour finir un très beau texte de Georges Sand qui témoigne bien de la force du merveilleux dans l’esprit d’un enfant :

« Ce que je me rappelle parfaitement, c’est la croyance absolue que j’avais à la descente par le tuyau de la cheminée du petit père Noël, bon vieillard à barbe blanche qui, à l’heure de minuit, devait venir déposer dans mon petit soulier un cadeau que j’y trouverais à mon réveil. Minuit ! cette heure fantastique que les enfans ne connaissent point, et qu’on leur montre comme le terme impossible de leur veillée ! Quels efforts incroyables je faisais pour ne pas m’endormir avant l’apparition du petit vieux ! J’avais à la fois grande envie et grand’peur de le voir ; mais jamais je ne pouvais me tenir éveillée jusque-là, et le lendemain mon premier regard était pour mon soulier au bord de l’âtre. Quelle émotion me causait l’enveloppe de papier blanc ! car le père Noël était d’une propreté extrême, et ne manquait jamais d’empaqueter soigneusement son offrande. Je courais, pieds nus, m’emparer de mon trésor. Ce n’était jamais un don bien magnifique, car nous n’étions pas riches. C’était un petit gâteau, une orange, ou tout simplement une belle pomme rouge. Mais cela me semblait si précieux, que j’osais à peine le manger. L’imagination jouait encore là son rôle, et c’est toute la vie de l’enfant. « 

 

JOYEUSES FÊTES A TOUS !!!!

 

père noel

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